les condylomes

MST à Papilloma-Virus Humain (HPV)

À propos de cet article : Révision du 02 décembre 2019

Dr Sandra LY

Les condylomes sont des verrues génitales externes bénignes dues à quelques espèces d'  HPV (Human Papilloma Virus = Papillomavirus humains).

Sexuellement transmis, ils touchent indifféremment l' homme et la femme, principalement au début de la vie sexuelle.

Il n' y a pas d' évolution cancéreuse (même si d' autres HPV favorisant le cancer peuvent être co-transmis), mais les récidives sont très fréquentes (30 à 60% des cas selon les études et les critères de guérison initiale retenus), survenant dans plus de 90% des cas dans la première année suivant la rémission initiale.

Contrairement à une idée reçue, la plupart des patients finissent par guérir définitivement et cesser d' être contagieux (ils peuvent rester porteurs de formes du virus non contagieuses et non susceptibles de donner lieu à nouveau à des verrues hors circonstances exceptionnelles de baisse de l' immunité).

Les condylomes, à quoi ça ressemble ?

Une infection sexuellement transmissible.

Les condylomes sont des verrues génitales externes bénignes dues à certaines espèces de virus HPV (Human Papilloma Virus), HPV 6 et HPV 11 dans plus de 90% des cas. Sexuellement transmis, ils touchent indifféremment l' homme et la femme, principalement au début de la vie sexuelle. Il n' y a pas d' évolution cancéreuse (mais des HPV favorisant le cancer peuvent être co-transmis).

Les récidives sont très fréquentes, comme pour toutes les verrues, 30 à 60 % des cas selon les études et les critères utilisés pour définir la guérison initiale. Dans tous les cas, presque toutes surviennent dans la première année et plus de 80% dans les 6 mois suivant la rémission initiale. La persévérance dans les traitements finit presque toujours par venir à bout de la maladie : les notions de « maladie inguérissable », de « portage à vie du virus », de « contamination des partenaires possible définitivement » ne correspondent pas à la réalité clinique de la maladie et ne sont quune mauvaise interprétation de certains aspects virologiques microscopiques nayant pas dincidence sur lévolution des condylomes.

Les condylomes sont considérés comme la plus fréquente des infections sexuellement transmissibles virales. On estime en effet que 3 à 5% de la population française présentera des lésions cliniques au cours de sa vie.

L' incidence de ces infections est particulièrement élevée au début de l' activité sexuelle. Elle serait de 107 nouveaux cas par an pour 100 000 habitants en France. La prévalence est maximale entre 20 et 25 ans, puis baisse nettement après 30 ans. Les condylomes sont également plus fréquents chez les patients immunodéprimés, c' est-à-dire aux capacités de défense immunitaires amoindries : infection par le VIH , greffe d' organe…

Les condylomes ano-génitaux externes : description de la maladie

Chez l' homme, les localisations les plus fréquentes sont le pénis, le prépuce externe et interne, le gland et la région périanale (30% des cas des hommes ayant des lésions génitales et ce même sils nont aucune pratique sexuelle anale), alors que chez la femme, les condylomes se localisent sur la vulve, le périnée, et la région périanale.

Il existe trois types de condylomes :

  • les condylomes acuminés qui sont des lésions bourgeonnantes, uniques ou multiples, rosées ou grisâtres, plus ou moins pédiculées (c' est-à-dire reposant sur une sorte de pied), localisées ou disséminées.
  • les condylomes papuleux consistant en des papules multiples, pigmentées, rosées ou de couleur de peau normale, à surface lisse, isolées ou en nappe.
  • les condylomes plans qui sont des macules rouges ou rosées de la muqueuse anale, qui peuvent éventuellement être rendues plus visibles par application d' acide acétique à 5% et examen à la loupe ou au colposcope.

Une fois installées, comme pour toutes les verrues, la régression spontanée est possible, mais l' évolution classique est habituellement l' extension des lésions en taille et en nombre, pouvant être responsable d' une gêne physique et psychologique importante.

De nombreuses questions encore non résolues

Un certain nombre de questions persistent autour de la vie du virus et de sa virulence. En effet, on ne sait pas pourquoi certaines personnes contaminées vont développer des lésions et d' autres pas. De même, on ne sait pas pourquoi le virus peut être actif d' emblée, engendrant ainsi des lésions apparaissant dans les semaines qui suivent la contamination, ou au contraire rester endormi pendant des mois avant de refaire surface.

On ne sait toujours pas non plus de manière certaine pourquoi, rarement, une personne qui a présenté des condylomes à une certaine période de sa vie, peut représenter des condylomes après de très nombreuses années sans lésion. Si le rôle d' une nouvelle contamination est le plus souvent en cause, un déséquilibre immunitaire de l' organisme, c' est-à-dire de ses capacités de défense doit parfois être évoqué.

Les récidives de condylomes sont très fréquentes. Un essai thérapeutique nommé CONDYVAC est en cours en en France pour évaluer l' intérêt de la vaccination afin de prévenir la rechute (ce n' est pas une indication officielle mais de la recherche).

Les causes des condylomes

Les papillomavirus humains génitaux.

Les papillomavirus humains forment une grande famille de virus (plus de 200) dont une cinquantaine peuvent donner lieu à des lésions génitales. On peut classer ces derniers en deux grandes catégories :

  • Les HPV responsables des condylomes, localisés principalement au niveau des organes génitaux externes (pénis, pubis, scrotum chez l' homme, vulve chez la femme) et de l' anus. Plus rarement ils peuvent siéger à l' intérieur du vagin, de l' urètre ou du canal anal. On parle de virus à bas risque oncogène (bas risque de cancer).
  • Les HPV associés au développement de lésions précancéreuses et cancéreuses, en particulier du col utérin, du vagin, de la vulve, de l' anus et du pénis. Il s' agit des papillomavirus à haut risque oncogène (haut risque de cancer).

Les lésions externes bénignes provoquées par les virus à bas risque sont associées dans 20 à 30% des cas à une infection du col ou de l' anus liées à des virus à haut risque pouvant donner des lésions pré cancéreuses : il est indispensable lorsque l' on découvre des condylomes de rechercher aussi ces dernières :

  • au niveau du col utérin, par la pratique d' un frottis cervico-utérin (qui, chez toutes les femmes doit de toute façon être pratiqué tous les 3 ans à partir de l' âge de 25 ans par le gynécologue).
  • au niveau du canal anal (quand il existe des lésions anales externes) par la mise en œuvre d' une anuscopie

En effet, les HPV à haut risque sont responsables de près de 100% des cancers du col et de ceux de l' anus.

Ils sont également responsables d' une partie (40 à 50%) des cancers rares de la vulve, du vagin et du pénis. Ces cancers sont longtemps précédés par des lésions précancéreuses détectables par l' examen clinique et aisément traitables.

Certaines caractéristiques sont communes à tous les HPV  génitaux qu' ils soient à haut ou bas risque :

  • ils se transmettent par contact direct avec les lésions, essentiellement au cours des rapports sexuels. Des microtraumatismes entraînant des microlésions de la muqueuse (voir lexique) sont vraisemblablement nécessaires. Ces virus étant résistants aux conditions environnementales (écarts de température, froid, chaleur, agents chlorés…), une transmission indirecte par de l' eau, du linge de toilette ou du matériel souillés est possible, de même que par les saunas ou les jacuzzis. Une auto-contamination par les mains d' une région à l' autre de la sphère génitale (de la vulve ou du pénis vers l' anus par exemple) est possible. Au niveau des verrues, les virus sont très nombreux, ce qui explique leur contagiosité.
  • le risque de contamination après un seul contact sexuel avec un individu infecté est de l' ordre de 60 à 70%, plus important de la femme vers l' homme que dans l' autre sens.
  • la plupart du temps cette infection ne provoque aucune lésion et disparaît spontanément en moyenne au bout de 8 mois. Rarement, quand le virus « s' accroche », des manifestations cliniques surviennent. Elles mettent assez longtemps à apparaître : 3 à 6 mois (jusqu' à 1 an) après l' infection initiale pour les condylomes, plusieurs années pour les lésions pré cancéreuses. Ces délais et le fait que de petits condylomes naissants restent longtemps peu à pas visibles dans cette localisation éloignée des yeux, rendent le plus souvent illusoire les efforts pour identifier le ou la partenaire contaminant(e) et pour déterminer la date de contamination.

Quels examens pour les condylomes ?

Un diagnostic à l' œil nu.

Si le diagnostic de condylomes est assez simple, les lésions étant visibles à l' œil nu, il est indispensable de rechercher la coexistence éventuelle de lésions potentiellement cancéreuses au niveau du col utérin par la réalisation d' un frottis cervicovaginal.

La constatation de l' existence de condylomes nécessite un examen des sites moins visibles et éventuellement suspects d' être le siège de lésions précancéreuses ou cancéreuses (anus, pénis, vagin, col de l' utérus). Des examens complémentaires permettant de voir l' intérieur de l' urètre (urétroscopie) ou de l' anus (anuscopie) ne seront réalisés qu' en cas de doute clinique ou de localisation des condylomes à proximité de l' anus ou du méat urétral chez l' homme.

Un avis spécialisé auprès d' un urologue et/ou d' un proctologue peut être nécessaire. De même, la réalisation d' un frottis cervicovaginal chez la femme sera proposée afin de repérer l' existence de lésions précancéreuses ou cancéreuses du col de l' utérus. Un avis spécialisé auprès d' un gynécologue sera systématiquement conseillé.

Une biopsie peut être réalisée en cas de doute diagnostique, de lésions atypiques et dans les formes de condylomes résistantes aux traitements.

Les traitements des condylomes

Ablation, abstention, vaccination.

Les traitements des condylomes visent à faire disparaître les lésions. Plusieurs modes de traitement sont possibles sans mettre à l' abri des récidives. Pour les prévenir, un vaccin est maintenant disponible.

La gêne esthétique ou fonctionnelle et le risque de transmission motivent le traitement des condylomes. Comme pour les verrues, le traitement des condylomes repose sur l' utilisation de traitements locaux car il n' existe pas de traitement curatif par voie générale (par la bouche ou en injection). Ceux-ci ont pour objectif de faire disparaître les lésions, mais ils peuvent être assez douloureux et doivent le plus souvent être répétés plusieurs fois pour parvenir à circonscrire définitivement la maladie.

On distingue trois types de traitements :

  • des traitements chimiques ;
  • des traitements physiques et chirurgicaux ;
  • des traitements immunomodulateurs.

Le choix du traitement est guidé par la localisation, le nombre, l' étendue et la nature des lésions, mais aussi par l' expérience du médecin et, naturellement, le souhait du patient. Il n' existe pas aujourd' hui de consensus médical sur la meilleure stratégie à adopter et l' on peut ainsi commencer indifféremment par l' une ou par l' autre des méthodes, et passer indifféremment de l' une à l' autre. Le taux de récidive est identique quelle que soit la méthode choisie et se situe entre 30% et 60% selon le critère de guérison initiale retenu.

Les traitements chimiques

Ils consistent en une application locale, par le médecin ou par le patient selon le cas, de substances chimiques détruisant les lésions. Ils nécessitent le plus souvent des applications répétées.

  • La podophyllotoxine  : elle est appliquée par le patient lui-même à l' aide d' applicateurs spéciaux ou de coton-tiges, matin et soir, 3 jours consécutifs par semaine, pendant 4 semaines. Il peut y avoir une irritation, des douleurs, des érosions et des ulcérations. Il s' agit d' un traitement contre-indiqué chez la femme enceinte.
  • L' acide trichloracétique à 80%  : il est appliqué par le médecin à l' aide d' un coton-tige, 1 à 2 fois par semaine, pendant 3 semaines.
  • Le 5-fluorouracile  : en crème, à raison d' une à trois applications hebdomadaires pendant 6 semaines au maximum. Il est appliqué plus volontiers au niveau de la vulve. Les effets secondaires sont plus fréquents et plus intenses qu' avec la podophyllotoxine.

Les traitements physiques et chirurgicaux

  • La cryothérapie  : ou traitement par le froid par application d' azote liquide, est un traitement de première intention des lésions de petite taille. La localisation, le type et l' étendue des lésions dictent le nombre et la fréquence des applications, tandis que les délais de cicatrisation après la première séance conditionnent la fréquence des séances ultérieures : de 1 séance par semaine à 1 séance par mois. L' application d' un anesthésique local peut être proposée afin de diminuer la douleur du geste. Les effets secondaires les plus fréquents sont principalement des douleurs et des ulcérations
  • Le laser CO  : il nécessite une anesthésie locale ou générale en fonction de l' étendue des lésions. Les vapeurs contenant des particules de virus ( ADN viral), un système d' aspiration est recommandé. Contrairement à une idée reçue, ce traitement n' est pas supérieur aux autres mais le médecin, pour des raisons pratiques, peut le juger plus adapté à la prise en charge de certaines lésions. Il nécessite une anesthésie locale voire générale.
  • L' électrocoagulation  : elle est indiquée en cas de lésions exubérantes ou multiples, et nécessite une anesthésie locale, voire générale.
  • L' exérèse chirurgicale  : l' exérèse chirurgicale des lésions peut être envisagée, mais en seconde intention. Elle peut se discuter sur des lésions isolées faciles à exciser. La circoncision est parfois indispensable devant des lésions étendues du prépuce.

Les traitements immunomodulateurs

L' imiquimod, sous la forme de crème à 5%, s' applique localement 3 fois par semaine, le soir au coucher avec un rinçage le matin, pendant 8 à 16 semaines. Son efficacité s' accompagne d' effets secondaires locaux à type de rougeur, voire de brûlure ou d' érosions cutanées qui pour être parfois spectaculaires sont sans gravité.

Quand retourner voir le dermatologue après traitement ?

Il est conseillé de retourner voir le dermatologue régulièrement,tous 2 à 4 semaines (sauf en cas de traitement par Imiquimod qui peut être prolongé 8 à 16 semaines), après la mise en route du traitement, afin de suivre l' évolution, puis 3 à 6 mois après la disparition des lésions.

Un véritable espoir : le vaccin

Un vaccin est commercialisé et remboursé en France depuis fin 2007. Il permet ainsi la prévention de plus de 90% des condylomes ainsi que la prévention de certains cancers comme le cancer du col utérin. Ce vaccin est recommandé chez toutes les jeunes filles à partir de 14 ans, avant toute activité sexuelle ou au cours de la première année de vie sexuelle avant 20 ans. Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, le vaccin et proposé jusqu' à l' âge de 26 ans révolus.

Conseils en cas de condylomes

La vigilance s' impose.

Si les condylomes sont des lésions bénignes, la coexistence possible de lésions précancéreuses doit toujours être suspectée et recherchée, en particulier chez la femme, par la pratique d' un frottis cervicovaginal de dépistage, puis de surveillance tous les 3 ans. Il est également important de rechercher une éventuelle maladie sexuellement transmissible associée et d' examiner le ou les partenaires sexuels du sujet atteint.

Rechercher d' autres MST pouvant être associées

Les condylomes sont une infection sexuellement transmissible, et d' autres infections également sexuellement transmissibles comme l' infection par le VIH , l' hépatite B, la syphilis ou une infection à chlamydiae, peuvent avoir été contractées. Il est donc indispensable de consulter un médecin qui prescrira une prise de sang et/ou des prélèvements. Il est important de faire ces examens afin de pouvoir dépister ces maladies, de les traiter et de prendre les mesures nécessaires en matière de prévention.

Examen nécessaire du (des) partenaire(s) sexuel(s)

La découverte de condylomes chez un individu nécessite l' examen du ou des partenaires sexuels à la recherche de lésions. Si un simple examen de la région génitale à l' œil nu ou à la loupe suffit chez l' homme, un examen gynécologique complet (périnée, vulve, vagin, col) s' impose chez la femme, avec réalisation d' un frottis cervico-utérin afin de dépister des lésions précancéreuses du col de l' utérus (celui-ci sera ensuite répété tous les 3 ans dans le cadre du dépistage organisé du cancer du col de l' utérus).

Malgré une efficacité partielle, l' utilisation du préservatif est recommandée

L' efficacité du préservatif dans la prévention des infections à HPV est limitée en raison de la présence du virus sur la peau ou la muqueuse d' apparence saine d' une part et de la couverture d' une petite partie seulement des zones en contact lors des rapports sexuels. Il permet néanmoins de diminuer le risque de de lésions génitales chez le/la partenaire, de raccourcir la durée d' évolution et de faire baisser le nombre moyen de récidives. L' usage du préservatif est ainsi conseillé tant qu' il existe des lésions visibles ainsi que pendant les 3 à 6 mois suivant la rémission.

Condylomes n' est pas nécessairement synonyme de trahison sexuelle !

Compte tenu des délais d' incubation du virus très variables, allant de 3 semaines à plus d' un an après la contamination, la survenue de condylomes ne doit pas systématiquement faire suspecter une infidélité sexuelle du partenaire. Il existe en outre de nombreuses formes peu symptomatiques expliquant le diagnostic retardé ou la négativité du bilan chez le partenaire.

La transmission des condylomes nécessite un contact intime

La transmission des condylomes nécessite un contact intime, comme le rapport sexuel (contamination directe), ou encore l' usage de linge de toilette ou de matériel souillés (contamination indirecte). Il ne s' attrape pas en revanche en s' asseyant sur la lunette des toilettes ou dans un lit…

La SFD soutient des projets de recherche

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La recherche en dermatologie, un enjeu de premier plan

En France, plusieurs millions de personnes sont concernées par les maladies de la peau. La Société Française de Dermatologie, à travers son fonds de dotations notamment (FDD), soutien les projets de recherche de nombreux dermatologues.

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Quelles sont les causes ?

Qui présente un risque , les examens, les traitements, liens utiles.

Les condylomes acuminés ou papillomes sont des excroissances de peau à crêtes dentelées. On les rencontre exclusivement sur les parties génitales et le pourtour de l’anus et même à l’intérieur du canal anal (sur 1 cm au maximum), voire dans la bouche, mais en principe pas sur la muqueuse rectale ou intestinale. 

Les condylomes sont la première maladie sexuellement transmissible au monde. Ils sont provoqués par des papillomavirus humains, des virus très contagieux. En effet, le risque de contamination après un seul contact sexuel est de l'ordre de 60 à 70 %. Le nombre de personnes contaminées ne cesse de progresser.

Isolées ou en grappe, de la taille d’une tête d’épingle à plusieurs centimètres, de couleur rosée, grisâtre voire blanchâtre et parfois presqu’invisibles car très planes, discrètes et éparses… ces lésions nécessitent le regard expert d’un spécialiste.

Sur les parties génitales, les condylomes se développent principalement sur le prépuce et le gland chez l’homme, sur la vulve et le col de l’utérus chez la femme, plus rarement dans le vagin et de façon exceptionnelle à l’intérieur de l’urètre (canal urinaire). Même si des condylomes semblent cantonnés à la région anale, non soignés, ils peuvent proliférer dans la région génitale.

Par ailleurs, certaines personnes présentent des formes asymptomatiques.

Condylomes de la marge anale Images : © Dr Vincent de Parades ( Institut Léopold Bellan - Groupe hospitalier Saint-Joseph -  Paris)

temps dapparition condylome

Une infection virale

Les condylomes sont dus à l’infection de la peau par une famille de virus, les papillomavirus humain (HPV, pour Human Papilloma Virus). Il existe plus de 110 génotypes de HPV humains ; les 16, 18, 45 et 56 étant à haut risque de cancérisation (oncogène). La contamination se fait par contact direct des lésions contenant le virus, lors d’un rapport sexuel, où les parties génitales et anales se retrouvent en contact. De simples caresses sont également contaminatrices. Des microlésions cutanées favorisent probablement la contamination. A savoir, les condylomes sont d’autant plus contagieux qu’ils sont visibles.

Le laps de temps entre la contamination par contact avec une personne présentant des lésions et l’apparition des condylomes chez le partenaire est de deux à six mois voire plusieurs années, sans que l’on sache exactement pourquoi. 

Le virus peut également rester latent longtemps dans l’organisme suite à une contamination passée, et se réactiver soudainement, à l’occasion de la survenue d’un exéma, d’une baisse des défenses immunitaires de l’hôte (SIDA, traitement médical). Le tabagisme est un facteur de risque de récidive.

Immunodépression et partenaires multiples

Toute personne en période d’activité sexuelle peut être infectée par le papillomavirus humain. Néanmoins, des populations particulièrement à risque ont été identifiées comme celles infectées par le VIH, celles qui multiplient les partenaires, a fortiori si elles sont adeptes des rapports anaux.

Les condylomes sont plus fréquents chez personnes ayant le SIDA car leurs capacités de défense immunitaire sont amoindries. Elles sont aussi exposées à un taux de récidive des condylomes anaux et génitaux plus important que la population générale. Enfin, il y a un risque supérieur chez eux de cancer anal (carcinome épidermoïde de l’anus en majorité).

Le partenaire sexuel doit être examiné lui-aussi

L’examen visuel par le spécialiste (proctologue, dermatologue, gynécologue, etc.) à l’œil nu ou à la loupe permet de repérer les condylomes sur les parties génitales et anales.

L’anuscopie au moyen d’un anuscope, sorte de spéculum que l'on insère dans l'anus, est nécessaire pour repérer la présence de condylomes dans le canal anal. Un examen complémentaire permettant d’observer l'intérieur de l'urètre (urétroscopie) est justifié lorsque les condylomes se trouvent à proximité du méat urétral chez l'homme.

Les partenaires sexuels d’un individu présentant des condylomes doivent eux-aussi être examinés, à la recherche de lésions. Il s’agit d’un simple examen visuel chez l'homme.

En revanche, les femmes doivent passer un examen gynécologique complet (périnée, vulve, vagin, col) assorti d'un frottis cervico-utérin. Si les condylomes sont des lésions bénignes, la coexistence de lésions précancéreuses ou cancéreuses du col de l’utérus est possible du fait de la présence du papillomavirus. Certains génotypes de papillomavirus sont en effet associés (HPV 16 ou 18) au cancer du col de l’utérus, mais aussi de la vulve, de l'anus et plus rarement du pénis.

  • Les condylomes de l'anus   (source SNFCP)
  • Traitement de condylomes anaux   (source SNFCP)
  • Chirurgie des condylomes anaux   (source SNFCP)
  • Le vaccin contre les infections à Papillomavirus humains (HPV)   (source vaccination-info-service.fr)
  • Vidéo "Cancers digestifs, mieux prévenir pour sauver des vies"   (source SNFGE)
  • Vidéo "Prévention du cancer de l'anus"   (source SNFGE)

Un condylome est une verrue de la peau et/ou des muqueuses qui se forme dans la région génitale, anale et parfois de la sphère ORL. Ces lésions sont liées au papillomavirus humain (HPV - Human Papilloma Virus). Il existe trois types de condylomes : le condylome acuminé, le condylome papuleux et le condylome plan. Différents traitements existent : les médicaments, la cryothérapie, le laser, ou encore une intervention chirurgicale. La plus grave complication de cette pathologie étant l’apparition d’un cancer du col de l’utérus.

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Le condylome est une verrue génitale ou anale . Le condylome est une infection sexuellement transmissible fréquente et très contagieuse liée aux papillomavirus humains .

Qu’est-ce qu’un condylome ?

Un condylome est une verrue qui se forme dans la région génitale ou anale . On les retrouve donc sur les parties génitales, autour de l’anus ou à l’entrée du canal anal. Il s’agit généralement de lésions visibles , et plus particulièrement d’ excroissances indolores . Dans certains cas, il est possible d’être porteur du virus, mais asymptomatique.

condylome

Les femmes comme les hommes peuvent être concernés par cette maladie sexuellement transmissible qui est l’une des plus répandues dans le monde. Le condylome est lié au papillomavirus humain (HPV). Il existe plusieurs types de condylome :

  • Les condylomes acuminés : Les condylomes acuminés ou papillomes sont les plus fréquents. Ils correspondent à des lésions bourgeonnantes roses ou grises qui reposent sur une sorte de pied. Ces excroissances de peau ou de muqueuse à crêtes dentelées, leur ont valu le surnom de “crête de coq”. Ils sont uniques ou multiples, localisés ou disséminés. Ce type de condylomes est quasi toujours bénin.
  • Les condylomes papuleux : ils sont caractérisés par des papules multiples, rosées ou de couleur chair, avec une surface lisse.
  • Les condylomes plans : ces condylomes se définissent par des taches rouges ou rosées parfois invisibles mais révélés par l’application d’acide acétique à 5%.

Quelles sont les causes d’un condylome ?

Les condylomes sont causés par le papillomavirus humain . Ce virus va en effet infecter la peau, ce qui va entraîner la création d’un condylome. Le papillomavirus humain est transmis lors d’un rapport avec un partenaire sexuel contaminé , lorsque des parties génitales et/ou anales internes ou externes entrent en contact direct. Les condylomes participent d’ailleurs à la transmission du virus, car il s’agit de lésions visibles.

Quels sont les symptômes d’un condylome ?

Les symptômes d’un condylome peuvent apparaître plusieurs mois, voire plusieurs années, après la contamination . Dans un premier temps, les condylomes sont reconnaissables à leur  aspect et leur localisation . Il s’agit généralement d’ excroissances rosées de petite taille , que l’on retrouve sur la vulve, le périnée, le col utérin et autour de l’anus chez les femmes, et sur le pénis, plus particulièrement sur le prépuce et le gland, mais aussi dans la région périanale pour les hommes. Les symptômes de ces verrues génitales peuvent également être des  démangeaisons au niveau local . Enfin, les condylomes entraînent  parfois des saignements , notamment pendant les rapports sexuels.

condylome symptome

Comment diagnostiquer un condylome ?

Dans un premier temps,  le médecin spécialiste peut réaliser un examen à l'œil nu  pour repérer les condylomes. Lorsque les  verrues génitales  sont  présentes dans l’anus, le médecin va procéder à  une anuscopie  pour explorer le canal anal. Le condylome chez l’homme peut aussi nécessiter une  urétroscopie  pour examiner le méat urétral (urètre).

Le condylome chez la femme nécessite quant à lui de procéder à  un examen gynécologique complet , accompagné d’ un frottis cervico-utérin . Ce dernier examen permet en effet de réaliser un  prélèvement cervical  qui permettra de détecter la présence de papillomavirus.

Il est important de noter que  les partenaires  sexuels des personnes touchées par des condylomes  doivent également procéder à un dépistage  et être examinés par un médecin spécialiste.

Quel traitement pour un condylome ?

Il existe plusieurs modes de traitement pour un condylome . Tous ces traitements ont pour objectif de faire disparaître ces verrues génitales , mais aussi d’éviter les éventuelles récidives. Dans un premier temps, les patients peuvent toujours appliquer eux-mêmes un traitement médicamenteux au niveau local, comme la podophyllotoxine , qui détruira les lésions. Sur les lésions de petites tailles, la cryothérapie , qui est un traitement du condylome par le froid, peut souvent être préconisée. Le médecin spécialiste peut également faire disparaître les lésions à l’aide d’un laser ou d’un courant électrique , s’il juge cette méthode plus adaptée. Enfin, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer les condylomes .

Les rapports sexuels devront être par la suite protégés pendant 3 mois après guérison en l’absence de récidive.

Un bilan de recherche des autres maladies sexuellement transmissibles (sida, syphilis, chlamydia , gonocoque, hépatite B ) sera systématiquement prescrit chez la personne infectée ainsi que chez l’ensemble de ses partenaires.

Dans tous les cas, il est nécessaire de consulter régulièrement un dermatologue qui réalisera des examens médicaux pour suivre l’évolution de la maladie.

Quelles sont les complications possibles d’un condylome ?

Les condylomes étant liés au papillomavirus humain,  l’un des principaux risques de complications en rapport avec le papillomavirus est l’apparition d’une lésion évoluant vers une lésion cancéreuse  au niveau des organes génitaux. Il s’agit plus particulièrement du  cancer du col de l’utérus . Certains types de papillomavirus humains causant les condylomes peuvent également augmenter le risque d’apparition de cancers de la bouche et de la gorge .

Comment prévenir l’apparition de condylome ?

La vaccination.

La vaccination contre les infections à HPV protège contre des types de HPV qui causent le cancer du col de l’utérus et les condylomes. Elle est recommandée pour toutes les jeunes filles et tous les jeunes garçons de 11 à 14 ans avec un rattrapage vaccinal possible entre 15 et 19 ans. Elle est également recommandée chez l’homme homosexuel jusqu’à 26 ans révolus. La vaccination protège mieux lorsqu’elle est faite avant les premiers rapports sexuels et donc avant d’avoir été exposé au virus HPV. 

En France, un vaccin contre les papillomavirus est distribué et remboursé depuis la fin de l’année 2007 . Ce vaccin est recommandé pour les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans avec un schéma à 2 doses à six mois d'intervalle (M0-M6). Pour ceux qui n'auraient pas été vaccinés à 14 ans, un rattrapage de la vaccination est recommandé pour les jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 19 ans inclus : trois doses sont alors nécessaires. Ce vaccin permet de lutter efficacement contre plusieurs souches de papillomavirus, dont certaines sont responsables de lésions pré cancéreuses.

Le préservatif

Le condylome étant une maladie sexuellement transmissible, l’efficacité du préservatif se discute concernant la prévention des infections par HPV.  Les virus HPV se transmettent par contact direct au cours d’une relation sexuelle (caresses, relations orales, relations vaginales, relations anales, simples frottements entre organes génitaux, … etc). Son intérêt a cependant été démontré chez la femme vis-à-vis des infections à HPV du col et de la vulve.

La prévention

Afin de prévenir efficacement l'apparition de cette maladie sexuellement transmissible, ainsi que des autres MST (VIH par exemple) il est également nécessaire de réaliser un dépistage régulièrement. La prévention des lésions condylomateuses et précancéreuses ce fera chez l’homme grâce à un examen clinique, les femmes devront quand a elle bénéficier d’un examen gynécologique complet (périnée, vulve, vagin, col) et d'un frottis cervico-utérin.

Les recommandations par les autorités de santé pour le  dépistage du cancer du col de l'utérus par frottis cervico vaginal (FCV) est la suivante :

  • Un premier frottis à 25 ans, un second à l’âge de 26 ans puis le test de dépistage est réalisé tous les 3 ans par examen cytologique (FCV puis analyse de l’aspect des cellules).
  • À partir de 30 ans, le dépistage est réalisé tous les 5 ans par test HPV-HR (FCV puis recherche d’ADN de virus HPV à haut risque de cancer dans les cellules).

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en gynécologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les praticiens gynécologues au sein des hôpitaux privés ELSAN , qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées :

Est-ce que le condylome est dangereux .

Un condylome peut devenir dangereux s’il évolue en cancer du col de l’utérus .

Comment on attrape des condylomes ? Qui le transmet ?

Les condylomes s’attrapent avec le papillomavirus lors d’un rapport avec un partenaire sexuel contaminé .

Comment se débarrasser et enlever un condylome ? 

Le plus souvent, les condylomes sont retirés par un professionnel de la santé. Pour enlever un condylome, il existe plusieurs traitements :

  • L’azote liquide ou une électrocoagulation (utilisation d’un courant électrique pour détruire les cellules de la verrue génitale).
  • Un laser peut aussi être utilisé localement.
  • La solution de podofilox vendue sous les noms Condyline ou Wartex qui brûle les verrues.
  • Une crème d’imiquimod qui stimule la réponse du système immunitaire.

Quand les condylomes sont-ils contagieux ?

Les condylomes sont le plus contagieux lorsque les verrues génitales sont visibles .

Article écrit le 30/06/2023, vérifié par Dr Michel MENARD , CHP Brest - Keraudren

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Les condylomes (verrues génitales)

Les condylomes (verrues génitales)

Les condylomes génitaux sont des infections transmissibles sexuellement (ITS) assez courantes chez l'homme et la femme. Comment reconnaît-on un condylome ? Comment s'en débarrasser ?

Définition, causes, rôles, diagnostic et traitements… Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les condylomes génitaux.

Les condylomes génitaux, qu'est-ce que c'est ?

Les condylomes génitaux, aussi appelés verrues génitales, sont des infections transmissibles sexuellement (IST) assez courantes.

Ils sont dus aux papillomavirus humains (VPH). Les condylomes se manifestent sous la forme de petites verrues au niveau des organes génitaux.

Selon certaines estimations, entre 50 et 70 % de la population sexuellement active sera au contact des virus VPH au cours de sa vie, l’organisme de la plupart de ces personnes s’en débarrassant spontanément. Et environ 1 % de la population est atteinte de condylomes.

Signes de condylomes génitaux chez l’homme

En cas de signes de condylomes génitaux chez l’homme, on retrouve :

  • des verrues sur le gland, le frein, le prépuce, l’orifice urinaire et autour de l’anus. 

Des démangeaisons peuvent être déclenchées par les condylomes. Une gêne, une honte, une souffrance morale peuvent accompagner ces condylomes, particulièrement lorsqu’ils sont très visibles, et cela peut retarder la consultation chez un médecin

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Signes de condylomes génitaux chez la femme

En cas de condylomes chez la femme, on retrouve les symptômes suivants :

  • des verrues sur la vulve, les parois vaginales, le col utérin, le périnée , le méat urétral (ouverture pour uriner) et autour de l’anus ;
  • des saignements lors des rapports sexuels ;
  • des démangeaisons ou de l’inconfort.

Quelles sont les causes des condylomes génitaux ?

Il existe une centaine de souches de VPH dont, quelques-unes peuvent être à l’origine des condylomes génitaux, notamment les types 6 et 11 pour 90 % des cas. Ces derniers sont très contagieux et se transmettent par contact sexuel, voire même par contact peau à peau.

Les complications possibles

Certains types de VPH sont associées (HPV 16 ou 18) au cancer du col de l’utérus, au cancer de la vulve, au cancer de l'anus et plus rarement au cancer du pénis. Avec le temps, certaines verrues génitales peuvent se transformer en lésions précancéreuses, puis en cancer. Des frottis du col utérin (test de Pap) permettent de détecter les éventuelles transformations précancéreuses, et donc de les traiter avant le stade de cancer.

Les condylomes nombreux peuvent parfois occasionner des problèmes lors d’un accouchement. Très rarement, les enfants nés de mères porteuses de condylomes génitaux peuvent présenter des condylomes dans la gorge ou l'arbre respiratoire (papillomatose), nécessitant alors une prise en charge chirurgicale.

Catherine Solano

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temps dapparition condylome

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Sommaire patient

  • Causes et prévention
  • Diagnostic et traitement
  • Sources et références

Les condylomes (également appelés verrues génitales) sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus . Certaines souches de ces virus provoquent parfois une transformation des cellules infectées pouvant entraîner l'apparition de cancers , en particulier un cancer du col de l'utérus. Chaque année, en France, ce cancer touche environ 4 000 femmes et entraîne un millier de décès. L'arrivée de vaccins et de nouvelles méthodes de dépistage pourrait aboutir à son éradication.

Qu'appelle-t-on condylomes ?

couple

Les condylomes , également appelés verrues génitales , sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus . Certaines souches de ces virus provoquent l'apparition de cancers , en particulier un cancer du col de l’utérus. La plupart des personnes qui ont été infectées par les virus responsables de condylomes parviennent à l’éliminer sans qu’il y ait eu de symptômes. Certaines développent des symptômes, puis éliminent le virus après traitement. Enfin, dans certains cas, ces virus persistent sans provoquer d’autres désagréments.

Quels sont les symptômes des condylomes ?

Les condylomes sont de petites excroissances qui ressemblent à des verrues sur les organes génitaux, le périnée et l’anus. Ils sont parfois également présents dans la bouche, l’urètre, le vagin ou sur le col de l’utérus. Les condylomes se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l'œil nu. Lorsqu'ils le sont, ils peuvent être plats, surélevés en forme de crêtes de coq, de couleur rosée ou grisâtre. Ils entraînent parfois des démangeaisons ou des saignements lors des rapports sexuels.

Quelles sont les complications éventuelles des verrues génitales ?

La plupart des personnes qui ont été infectées par les virus responsables de condylomes parviennent à l’éliminer sans qu’il y ait eu de symptômes. Certaines développent des symptômes, puis éliminent le virus après traitement. Enfin, dans certains cas, ces virus persistent sans provoquer d’autres désagréments.

Chez certains patients, des souches particulières de ce virus peuvent favoriser l’apparition de cancers à partir des cellules infectées : cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du rectum, et parfois du pénis ou de la gorge. Une infection persistante avec ce type de virus amène les cellules infectées à se transformer en cellules dites « précancéreuses » puis en cellules cancéreuses.

Le tabagisme , l' âge et la pilule contraceptive favorisent l'apparition du cancer à partir des lésions produites par les virus , en particulier dans le cas du cancer du col de l'utérus. Ce risque est également augmenté chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli ( chimiothérapie anticancéreuse , personnes greffées, infection par le VIH / sida ).

Chez les femmes enceintes porteuses de condylomes , une contamination de l’enfant peut se produire lors de l’accouchement et provoquer des verrues dans la bouche du nourrisson .

SantéBD, Verrues génitales

Les bandes dessinées SantéBD expliquent comment prendre soin de sa santé et facilitent la préparation des rendez-vous médicaux.

Consultez les BD sur le site santebd.org :

  • Les I.S.T. – Infections Sexuellement Transmissibles
  • Gynéco – 1. La consultation de gynécologie
  • Gynéco – 2. L’examen gynécologique

Cliquez ici pour revenir à l'accueil.

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Bonjour, Chez une femme, comment être sûre que les condylomes (vulve, anus) ont bien disparu ? quel est le taux de récidive, combien de temps après un traitement par Aldara ? Est-ce possible après coup, d'avoir un test pour savoir les HVP restants (comment faire ?) & d'envisager la vaccination face aux autres souches ? Lorsque les manifestations physiques (condylomes) semblent avoir disparu, certains disent "pas de précaution particulière". Or, je l'ai appris à mes dépens avec de simples préliminaires : on reste porteur des HVP... alors comment ne pas être le vecteur des papillomavirus chez un nouveau partenaire ?

temps dapparition condylome

On ne peut malheureusement jamais être sûr de rien dans cette situation. C'est tout le drame de cette maladie. Un examen gynécologique soigneux peut aider. De toute façon, nouveau partenaire = préservatif.

Merci. Que voulez-vous dire avec examen soigneux ? Faire suivre le frottis basique (normal) chez la généraliste par un test pratiqué par quel praticien ? 

Examen visuel, colposcopie éventuelle, mais cela dépend de chaque situation. 

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Condylome : symptômes, causes, prévention et traitement Reconnaître un condylome chez l’homme et la femme

Infection sexuellement transmissible courante, le condylome touche autant les femmes que les hommes, principalement au début de la vie sexuelle entre 20 et 25 ans. Découvrez quels sont les différents types de condylomes, comment prévenir leur apparition et comment les traiter en cas d’infection.

Qu’est-ce qu’un condylome et quelles sont ses causes ?

Un symptôme du condylome est une excroissance au niveau génital

Un condylome , aussi appelé verrue génitale, se caractérise par une excroissance située au niveau des parties génitales de la femme et de l’homme. 

Il apparaît après un rapport sexuel après transmission du papillomavirus (souches HPV6 et HPV11 principalement). Si la fréquence du condylome est plus élevée au début de la vie sexuelle, il peut également toucher certaines populations à risque. C’est par exemple le cas si je suis une personne immunodéprimée.

Les différents types de condylomes chez l’homme et la femme

Les condylomes peuvent se classer sous 3 catégories :

  • Les condylomes acuminés , aussi appelés “crêtes de coq” qui se caractérisent par des lésions en relief, de couleur rose ou grise et à l’aspect bourgeonnant. Elles peuvent être isolées ou regroupées entre elles ;
  • Les condylomes papuleux , qui comme leur nom l’indique se présentent sous forme de papules (boutons) de couleur rose ou chair. Leur aspect est lisse. De la même façon que les condylomes acuminés, ils peuvent être localisés ou regroupés.
  • Les condylomes plans : souvent combinés avec les condylomes acuminés, les condylomes plans se différencient par leur taille microscopique. Ils sont quasiment imperceptibles à l'œil nu et sont mis en évidence après application d’acide acétique. Leur dépistage nécessite des examens complémentaires, car ils peuvent être associés à l’apparition du cancer du col de l’utérus.

Quelles peuvent être les causes de l’apparition des condylomes ?

Les verrues génitales comme les condylomes sont liées au papillomavirus, qui compte près de 200 espèces différentes ! On estime qu’environ 50 d’entre eux sont responsables de l’apparition des lésions génitales. 

Les souches du papillomavirus qui engendrent les condylomes chez l’homme et la femme présentent un faible risque de cancer et peuvent être localisés à tout niveau des organes génitaux. Pour écarter tout risque, on recommande en cas de condylomes de rechercher d’autres traces du papillomavirus et notamment les souches à plus haut risque de cancer.

Si la contamination se fait surtout par rapport sexuel avec une personne atteinte, les condylomes peuvent également être transmis de manière indirecte par du linge de toilette, les mains ou dans des lieux de type saunas ou jacuzzis. Les femmes enceintes peuvent aussi transférer le virus au bébé lors de l’accouchement.

Comment limiter la transmission des condylomes ? On estime que le risque de contracter le virus est de l’ordre de 60 à 70 % . Le condylome peut ne pas être détecté tout de suite, ne déclarer aucun symptôme et disparaître seul au bout de 8 mois. Les manifestations du condylome apparaissent généralement de 3 à 6 mois après l’infection. Pour limiter au maximum la transmission du condylome , je peux veiller à bien porter un préservatif à chaque nouveau rapport. Cependant, s’il est indispensable, le condylome peut également se propager par contact cutané non concerné par le port du préservatif. Pour éviter tout risque, la meilleure solution reste de me faire vacciner contre le cancer du col de l’utérus . Ce vaccin est en effet vivement conseillé avant même le début de ma vie sexuelle pour prévenir son apparition. Il est aussi actif contre le papillomavirus, dont les souches 6 et 11 impliquées à 90 % dans la survenue des verrues génitales.

Quels sont les signes d'un condylome chez l’homme et la femme ?

Les symptômes du condylome peuvent parfois passer inaperçus. Quand ils sont visibles, je remarque généralement une excroissance , qui peut être de couleur rose ou chair, localisée au niveau génital.

Si je suis une femme, le condylome peut se trouver au niveau de ma vulve, de mon périnée, autour du clitoris ou de l’anus. Si je suis un homme, il peut être découvert au niveau du gland ou de la verge, du fourreau ou des orifices urinaires ou anaux.

Reconnaître un condylome peut prendre parfois du temps, puisqu’il peut apparaître plusieurs mois voire plusieurs années après la contamination par une personne infectée. Ils ne sont pas toujours visibles à l'œil nu, et, en l’absence de manifestations, ne pas être source d'inquiétude. S’il y en a, je peux ressentir des démangeaisons , et observer des saignements inhabituels lors des rapports sexuels.

Les verrues génitales peuvent s’éliminer naturellement après quelques mois. Selon ma situation, ils peuvent créer des symptômes et être apparents ou non, ce qui les rend souvent difficiles à détecter. Si je remarque la présence d’un condylome, même de petite taille et en l’absence de symptômes, je n’hésite pas à consulter rapidement un médecin. La principale menace se situe en effet dans les souches du condylome : certaines pouvant faciliter l'émergence de cancers dans les zones concernées, il est préférable de faire des analyses complémentaires. À noter que le danger augmente si je fume , que je prends une pilule contraceptive et que je suis une personne immunodéprimée.

Comment soigner un condylome et quel traitement suivre ?

Lors de la consultation médicale, mon médecin pourra m’orienter vers un gynécologue si je suis une femme, ou chez un urologue pour des examens annexes s’il estime qu’il y a un risque de développement de lésions précancéreuses. Une biopsie pourra aussi être envisagée selon les cas. 

Le traitement des condylomes se divise en plusieurs catégories. Ils peuvent ainsi s'éliminer de manière chimique, au moyen de crèmes par exemple, de traitements chirurgicaux et immunomodulateurs. L'approche choisie dépendra principalement de la localisation des verrues génitales , de leur aspect et du nombre de lésions existantes. En cas de condylome chez l’homme et la femme, il faut savoir que le risque de récidive est élevé : j’ai en effet entre 30 et 60 % de risque, quelle que soit la méthode de traitement suivie.

Quel médicament prendre pour soigner le condylome ?

Première méthode : le traitement du condylome par application de solutions ou de crèmes à étaler directement sur ma peau, seul(e) ou par mon médecin. 

Cette méthode nécessite de la régularité, car son efficacité dépend du suivi strict du nombre d’applications recommandées. Celles-ci doivent être réalisées pendant plusieurs semaines, plusieurs fois par jour. Plusieurs substances sont préconisées comme la podophyllotoxine, l’acide trichloracétique ou encore le 5-fluorouracile. À noter que les traitements chimiques peuvent créer des effets indésirables, par exemple des irritations ou des rougeurs.

Le traitement des condylome par chirurgie, cryothérapie ou laser

Le condylome se soigne également par chirurgie ou action physique. L’ azote liquide , très utilisé en dermatologie pour éliminer les excroissances, est indiqué pour enlever les condylomes de taille minime. Selon le type de lésions, l’application d’azote liquide peut être renouvelée plusieurs fois, à un rythme qui sera défini par le professionnel de santé qui me suit. Le laser et l’électrocoagulation nécessitent quant à eux une anesthésie générale ou locale en fonction de ma situation. Ces méthodes de traitement des condylomes sont plus appropriées lorsque les plaies sont étendues ou multiples.

Soigner le condylome par traitement immunomodulateur

Les verrues génitales peuvent en dernier lieu être traitées par médicament immunomodulateur. En règle générale, c’est l’ imiquimod qui est prescrit. Ce médicament se présente sous forme de crème, et est indiqué pour éliminer les condylomes, mais aussi les kératoses ou les carcinomes basocellulaires. Il s’agit d’un modificateur de la réponse immunitaire , qui s’applique localement sur les lésions plusieurs fois par semaine, de préférence le soir avant le coucher, sur une durée de 8 à 16 semaines. 

Quel que soit le traitement suivi, consulter mon médecin dans les 3 à 6 mois est fortement conseillé pour constater l’évolution des condylomes. 

Comment prévenir le condylome ?

Outre le port de préservatif et le suivi des règles d’hygiène de base, prévenir le condylome chez la femme est possible grâce au vaccin Gardasil 9 . Initialement conçu pour me protéger contre les cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, de l’anus et de la gorge, il me prémunit également contre la majorité des condylomes. Le vaccin Gardasil 9 est recommandé avant le début de la vie sexuelle, dès l’âge de 14 ans ou avant 20 ans. 

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  • VIDAL. Verrues génitales. Mis à jour le 01 avril 2021. Accès : https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/verrues-genitales-condylomes.html
  • Société Française de Dermatologie. Les condylomes. Mis à jour le 02 décembre 2019. Accès : https://dermato-info.fr/fr/les-maladies-de-la-peau/les-condylomes#condylomes_description
  • Le Figaro Santé. Condylomes. Accès : https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/condylomes/quest-ce-que-cest
  • MesVaccins.net. Le vaccin contre les papillomavirus Gardasil 9 recommandé à la place des vaccins Gardasil et Cervarix. Publié le 10 avril 2017. Accès : https://www.mesvaccins.net/web/news/10571-le-vaccin-contre-les-papillomavirus-gardasil-9-recommande-a-la-place-des-vaccins-gardasil-et-cervarix
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Rédigé par Estelle B. et publié le 26 février 2021

Les condylomes sont des verrues génitales fréquentes et bénignes, provoquées des Papillomavirus humains. Plus rarement, elles peuvent affecter la région anale. Sexuellement transmissibles, ces infections touchent les hommes comme les femmes et se développent surtout au début de la vie sexuelle. Les récidives sont fréquentes les premières années. Si le diagnostic du condylome est presque exclusivement clinique, le traitement peut associer différentes alternatives thérapeutiques (chimiques, immunomodulatrices, physiques ou chirurgicales). La vaccination contre les infections liées aux Papillomavirus humains impliquées dans certains cancers est indispensable.

Définitions et symptômes du condylome

Qu’est-ce qu’un condylome .

À savoir ! Si les souches de Papillomavirus humains ne provoquent généralement pas de lésions précancéreuses, d’autres souches de virus sont impliquées dans le développement du cancer du col de l’utérus et certaines formes de cancer de l’anus. Néanmoins, lors de la contamination sexuelle, plusieurs types de souches virales peuvent être transmises, certaines pouvant provoquer un condylome, d’autres des lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus . Au total, les spécialistes ont recensé plus de 200 papillomavirus humains, dont une cinquantaine peut provoquer des lésions génitales

Les condylomes sont les infections sexuellement transmissibles  les plus fréquentes dans le monde. D’origine virale, ils affectent entre 3 et 5 % de la population française au cours de la vie. Les hommes comme les femmes peuvent être touchés. Le plus souvent, les verrues ano-génitales apparaissent au début de la vie sexuelle, avec un pic de prévalence entre 20 et 25 ans, et une nette baisse après 30 ans. Les souches virales de Papillomavirus humains les plus impliquées sont :

La transmission se fait par :

  • Contact direct avec les lésions, au cours d’un rapport sexuel ;
  • Transmission indirecte au contact d’objets ou d’atmosphère souillés (linge, vêtement, sauna, jacuzzi, …) ;
  • Plus rarement auto-contamination en cas de mauvaise hygiène des mains notamment.

Certaines catégories de personnes ont un risque plus élevé de développer des condylomes, en particulier toutes celles qui présentent une immunodépression liée à :

  • Une infection par le VIH ;
  • Une transplantation d’organes ;
  • Un traitement immunosuppresseur ;
  • Une maladie rare.

Quels symptômes ?

Les condylomes, verrues ano-génitales externes, se développent sous la forme de lésions particulières :

  • Chez l’homme principalement au niveau du pénis, du prépuce, du gland et de la région périanale, plus rarement au niveau de l’urètre ou du canal anal ;
  • Chez la femme principalement au niveau de la vulve, du périnée et de la région périanale, plus rarement au niveau du vagin, de l’urètre ou du canal anal.

Les lésions peuvent apparaître plusieurs mois après la contamination.

Selon la typologie des lésions, les spécialistes distinguent trois types de condylomes :

  • Les condylomes acuminés correspondent à lésions bourgeonnantes, uniques ou multiples, de couleur rose à gris, localisées ou disséminées et semblant accrochées à une forme de pied ;
  • Les condylomes papuleux correspondent à des boutons multiples, roses ou de couleur chair, à la surface lisse, isolés ou en nappe ;
  • Les condylomes plans sont des gros boutons rouges ou rosés, généralement observés au niveau de la muqueuse anale.

Sans traitement, les condylomes peuvent parfois régresser et disparaître d’eux-mêmes, mais le plus souvent les lésions cutanées s’étendent et peuvent entraîner :

  • Une gêne physique importante ;
  • Un impact psychologique.

Si les condylomes ne présentent pas d’évolution cancéreuse, ils ont une forte tendance à récidiver, généralement dans l’année qui suit la première apparition des verrues. Par ailleurs, dans 20 à 30 % des cas, les condylomes s’accompagnent d’une infection par d’autres Papillomavirus humains, qui provoquent des lésions précancéreuses au niveau du col utérin ou du canal anal. Cette co-infection doit être systématiquement recherchée en cas de condylome, compte-tenu du risque majeur d’évolution vers un cancer du col de l’utérus, de l’anus, de la vulve, du vagin ou du pénis.

Diagnostic et traitements

Quel diagnostic .

Le diagnostic des condylomes est essentiellement clinique, basé sur l’observation des lésions caractéristiques. Les lésions sont visibles à l’œil nu, mais leur détection impose de rechercher en parallèle des lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, au moyen d’un frottis cervico-vaginal.

Le plus souvent, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Néanmoins en cas de doute ou de lésions suspectes, des examens plus approfondis sont mis en œuvre pour caractériser les lésions :

  • Un examen minutieux de l’anus, du pénis, du vagin et du col de l’utérus ;
  • Une urétroscopie pour visualiser l’intérieur de l’urètre ;
  • Une anuscopie pour visualiser l’intérieur du canal anal ;
  • Une biopsie de lésions atypiques ou en cas de condylomes résistants aux traitements.

Le diagnostic peut ainsi faire appel à plusieurs avis spécialisés, notamment celui d’un urologue, d’un proctologue et d’un gynécologue.

Les condylomes sont des infections sexuellement transmissibles, il est donc normal de rechercher d’autres IST pouvant être associées aux verrues génitales, notamment :

  • L’infection par le VIH ;
  • L’ hépatite B ;
  • La syphilis ;
  • Une infection à Chlamydiae .

Parallèlement, la découverte de condylome chez un patient doit amener à ausculter le ou les partenaires sexuels pour rechercher des lésions suspectes au niveau génital et/ou anal.

Quels traitements ?

À savoir ! S’il est possible de faire disparaître définitivement les condylomes, ils peuvent néanmoins se manifester à nouveau en cas d’immunodépression

La prise en charge des condylomes repose uniquement sur l’utilisation de traitements locaux, qui peuvent être :

  • Des traitements chimiques , destructeurs des verrues, caractérisés par l’application locale sur plusieurs semaines de podophyllotoxine, d’acide trichloracétique ou de 5-fluorouracile. Ces traitements sont longs et souvent douloureux, provoquant une irritation de la peau et des muqueuses ;
  • La cryothérapie ou traitement par le froid grâce à l’application d’azote liquide est conseillée pour les lésions de petite taille ;
  • Le laser CO sous anesthésie locale ou générale ;
  • L’électrocoagulation (application d’un courant électrique), recommandée pour les lésions multiples ou de grande taille, sous anesthésie locale ou générale ;
  • L’exérèse chirurgicale consiste à retirer chirurgicalement les lésions, une technique utilisée en dernier recours quand les autres traitements sont inefficaces ;
  • Des traitements immunomodulateurs : l’imiquimod en application locale.

Il n’existe à ce jour aucun traitement général, par voie orale, contre les condylomes.

Généralement, plusieurs traitements successifs sont nécessaires pour éradiquer totalement les lésions cutanées. Certains de ces traitements sont douloureux et nécessitent un traitement antalgique préventif.

Par ailleurs, la vaccination contre les infections à Papillomavirus humains est fortement recommandée, pour limiter les risques de récidives de condylomes et pour se protéger contre les cancers associés à certaines souches de Papillomavirus humains.

À savoir ! Le port du préservatif masculin est fortement recommandé en cas de condylome chez l’un des deux partenaires sexuels, et ce pendant toute la durée des traitements et les 6 mois qui suivent la disparition totale des lésions. Néanmoins, sa protection n’est pas totale, car des virus peuvent être présents sur la peau ou la muqueuse non recouverte par le préservatif masculin

Estelle B., Docteur en Pharmacie

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  • v.59(7); 2013 Jul

Nouvelle approche à la prise en charge des condylomes

Résumé.

Faire le résumé des anciens et des nouveaux moyens de traitement des verrues génitales ou condylomes et déterminer comment les utiliser de manière appropriée.

Sources des données

Une recherche documentaire a été effectuée dans les bases de données suivantes: MEDLINE, PubMed, EMBASE, base de données des synthèses systématiques et registre central des études contrôlées de la Collaboration Cochrane (en anglais), ACP Journal Club et Trip. Les bibliographies des articles extraits ont aussi été examinées. Les études cliniques, les articles de révision qualitative, les rapports consensuels et les guides de pratique clinique ont été retenus.

Message principal

Les verrues symptomatiques sont présentes chez au moins 1 % des personnes âgées entre 15 et 49 ans et on estime que jusqu’à 50 % des gens sont infectés par le virus du papillome humain à un moment donné de leur vie. L’imiquimod et la podophyllotoxine sont 2 nouveaux traitements pour les verrues génitales externes qui sont moins douloureux et peuvent être appliqués par les patients à la maison. De plus, il a été démontré que le vaccin quadrivalent contre le virus du papillome humain est efficace pour prévenir les condylomes et le cancer du col. Les plus anciennes méthodes thérapeutiques ont aussi leur place dans certaines situations, comme les verrues intravaginales, urétrales, anales ou récalcitrantes ou encore pour les patientes enceintes.

Les nouveaux traitements des verrues génitales externes peuvent réduire la douleur causée par la thérapie et le nombre de visites au cabinet. Les autres méthodes thérapeutiques demeurent utiles dans certaines situations.

Présentation du cas

Une femme de 24 ans se présente à votre cabinet et se plaint d’avoir depuis 3 mois des petites «bosses» sensibles qui piquent sur la vulve. Elle est une cycliste de compétition et, lorsqu’elle fait du vélo, ces bosses sont irritées et saignent même parfois. Elle n’est pas actuellement active sexuellement, mais elle a eu 4 partenaires sexuels masculins par le passé et sa plus récente relation a pris fin il y a 6 mois. À l’examen, vous observez de multiples lésions papillomateuses sur les lèvres externes qui ont l’apparence de verrues. Vous vous apprêtez à prendre de la podophylline, mais vous vous rappelez avoir entendu parler de nouveaux traitements topiques pour les verrues génitales qui sont plus pratiques et moins toxiques. Vous vous demandez aussi si vous devriez discuter du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) avec votre patiente.

Une recherche documentaire a été effectuée dans les bases de données MEDLINE, PubMed, EMBASE, la base de données des synthèses systématiques et le registre central des études contrôlées de la Collaboration Cochrane (en anglais), ACP Journal Club et Trip jusqu’à mars 2011. Des recensions ont été faites pour chaque traitement individuellement et se sont limitées aux articles en anglais. Les expressions de recherche étaient warts ou condyloma acuminata ou papilloma virus et venereal ou genital ou vaginal ainsi que le traitement spécifique. Les bibliographies des articles extraits ont aussi été examinées pour cerner des articles pertinents. Les articles portant sur les néoplasmes cervicaux et les études auprès de patients immunodéficients, séropositifs pour le VIH ou des hommes homosexuels ont été exclus.

La recherche a produit 77 articles pertinents dont le résumé a été évalué pour déterminer s’ils seraient inclus dans cette révision fondée sur des données probantes, la préférence étant accordée aux synthèses systématiques de la Collaboration Cochrane. De tous les articles extraits, 49 ont été lus et 30 ont été inclus dans la présente révision.

Les recommandations et le niveau des données probantes ont été classés à l’aide du système du Groupe de travail canadien sur les soins de santé préventifs ( Tableau 1 ) 1 .

Grades des recommandations et niveaux des données probantes selon le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs

Adaptation du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs 1

Les verrues génitales ou condylomes sont une cause fréquente de morbidité. La prévalence des verrues symptomatiques dans la population se situe à au moins 1 % chez les 15 à 49 ans 2 , 3 et on estime que jusqu’à 50 % des gens seront infectés par le VPH à un moment donné de leur vie 4 . Au cours de la dernière décennie, de nouveaux traitements ont fait leur apparition et ont rendu certains des anciens traitements, comme la podophylline, moins populaires. Cette révision présente de nouvelles approches au traitement et à la prise en charge des verrues génitales, tout en incluant des rôles possibles pour certains des plus anciens traitements ( Tableau 2 et Figures 1 et ​ 2 2 ) 5 – 21 .

Fichier externe contenant une image, une illustration, etc.,
se présentant habituellement sous la forme d'un objet binaire quelconque.
 Le nom de l'objet concerné est e304fig1.jpg

Prise en charge des condylomes chez les femmes non enceintes

VPH - virus du papillome humain, ITS - infection transmise sexuellement, TCA - acide trichloracetique

Fichier externe contenant une image, une illustration, etc.,
se présentant habituellement sous la forme d'un objet binaire quelconque.
 Le nom de l'objet concerné est e304fig2.jpg

Prise en charge des condylomes chez les patientes enceintes

Options thérapeutiques privilégiées ou de rechange: Les variations dans les taux d’élimination et de récurrence reflètent celles observées d’une étude à l’autre

TCA—acide trichloracétique

Les condylomes visibles peuvent être une source de détresse psychologique et physique pour les patients. Quoique les verrues soient souvent asymptomatiques, dans d’autres cas, elles peuvent causer de la douleur, des démangeaisons, une sensation de brûlure, de l’irritation au contact des vêtements et, occasionnellement, des saignements 4 . Ils peuvent aussi causer de la douleur et des saignements durant les rapports sexuels.

Le traitement des verrues génitales bénignes symptomatiques a pour but l’atténuation des symptômes physiques et l’amélioration cosmétique. De 40 % à 60 % des condylomes non traités disparaîtront spontanément dans un délai de 9 à 12 mois 14 , mais de nombreux patients ressentent une détresse psychologique due à leur présence et ont besoin d’une intervention pour les éradiquer ( Encadré 1 ).

Encadré 1.

Pour commencer.

  • Discuter des options thérapeutiques avec la patiente, y compris l’observation, et tenir compte de l’emplacement des condylomes, du degré de réceptivité à l’endroit d’un traitement douloureux (cryothérapie ou acide trichloracétique) et de la possibilité d’une grossesse
  • Prescrire un test de grossesse et discuter de contraception avec les femmes fertiles si elles sont traitées avec de l’imiquimod, de la podophyllotoxine ou de la podophylline
  • Commencer le traitement avec une thérapie de première intention et le poursuivre pendant la durée recommandée
  • Réévaluer à la fin du traitement et répéter si les lésions n’ont pas disparu ou si de nouvelles sont apparues
  • Si les lésions ne semblent pas répondre au traitement après 2 ou 3 cycles, essayer une autre thérapie de première intention. S’il y a une réponse au traitement, poursuivre avec cette thérapie et répéter les cycles de traitement au besoin
  • Continuer ainsi jusqu’à ce qu’un traitement qui fonctionne soit trouvé pour cette patiente. Choisir une thérapie de deuxième intention s’il est impossible de trouver une thérapie de première intention appropriée
  • Dans les situations où les thérapies de première intention ont échoué, sont contre-indiquées ou ne sont pas tolérées par la patiente et où les thérapies de deuxième intention ne sont pas disponibles ou faisables (p. ex. condylomes périurétraux), essayer une thérapie généralement non recommandée. Elles ne sont habituellement pas recommandées parce qu’il n’y a pas assez de données probantes, que leurs effets secondaires sont plus importants ou qu’elles sont tératogènes, mais elles restent utiles dans les cas difficiles
  • Si toutes les options thérapeutiques ont échoué, demander pour la patiente une consultation auprès d’une clinique locales des infections transmises sexuellement, d’un gynécologue, d’un dermatologues ou d’un urologue

Les condylomes sont causés par plusieurs souches du VPH et se transmettent par contact de peau à peau durant l’activité sexuelle. Ils sont donc considérés comme une infection transmise sexuellement (ITS) 22 . Un certain nombre de traitements différents sont disponibles. Certains d’entre eux peuvent être appliqués par les patients eux-mêmes, tandis que d’autres exigent qu’ils soient administrés par une infirmière ou un médecin. Dans cet article, j’ai inclus des traitements plus anciens (p. ex. podophylline), dont l’utilisation pourrait maintenant être reléguée aux cas difficiles, parce que de nombreux omnipraticiens en pratique depuis des décennies les connaissent. Il pourrait leur être utile de savoir ce qu’il advient présentement de ces traitements. J’ai aussi inclus certains nouveaux traitements moins utilisés (interféron, sinécatéchine) parce que les lecteurs pourraient en avoir entendu parler et se questionnent à propos de leur utilisation.

Le diagnostic des condylomes se fait par inspection visuelle en les identifiant par l’apparence des lésions qui est conforme à celle d’une verrue. Ils peuvent apparaître sous forme de plaques papillomateuses ou de lésions plates et il peut y en avoir un seul ou plusieurs ou bien ils peuvent former un condylome acuminé (crête de coq). Leur couleur peut être celle de la peau ou varier de blanc à rose ou à brun. Chez la femme, ils peuvent se trouver sur le col, la vulve, dans le vagin, le méat urétral ou la région périanale. Chez l’homme, ils peuvent se situer sur le scrotum, la verge, le gland et sous le prépuce du pénis ou dans la région périanale 23 .

Le diagnostic différentiel peut inclure les glandes sébacées, une verrue séborrhéique, un molluscum contagiosum, le psoriasis, le lichen plan, un nævus mélanocytaire, un fibroépithéliome, une néoplasie et un condylome plat (syphilis) 23 . Il se peut qu’une biopsie soit parfois indiquée pour confirmer le diagnostic et exclure la possibilité d’un cancer. Il n’est pas recommandé de procéder au test du blanchiment après application d’une solution d’acide acétique de 3 % à 5 % (vinaigre domestique) parce qu’il n’est pas considéré suffisamment spécifique pour être utile 4 . Les types 16 et 18 du virus du papillome humain causent plus de 70 % des cas de cancer invasif du col 24 . Plus de 90 % des cas bénins de l’infection (condylomes) ont pour origine les types 6 et 11 15 .

La transmission du VPH au nouveau-né peut entraîner chez ce dernier une papillomatose laryngée. Étant donné qu’il s’agit d’un problème rare et non cancéreux et qu’il n’est pas clair si le nouveau-né est infecté durant l’accouchement ou postpartum, la césarienne préventive n’est pas recommandée (grade C, niveau II) 4 .

Des experts ont publié une opinion consensuelle à l’effet qu’il faudrait essayer de réduire la charge de VPH chez la femme enceinte en traitant les verrues génitales avant l’accouchement, quoiqu’il n’y ait pas de données probantes indiquant que de tels traitement réduisent la charge virale (niveaux I à III) 4 . Il n’y a pas assez de données probantes pour dire que le traitement des condylomes visibles éradique l’infection au VPH ou qu’il prévient la transmission du virus 4 , 25 .

Autres moyens de prise en charge et de prévention

Le vaccin quadrivalent contre le VPH protège contre les VPH de types 6, 11, 16 et 18, les souches qui causent communément les verrues bénignes et le cancer du col. Des études initiales chez des femmes ont démontré que son efficacité pour prévenir les condylomes se situe entre 90 % et 100 % 26 . Après l’instauration d’un programme de vaccination en 2007, une étude de suivi 4 ans après auprès de jeunes femmes sexuellement actives en Australie a fait valoir un déclin marqué dans la prévalence des verrues génitales, soit de 11,7 % à 4,8% dès 2009 et une réduction constante mais plus lente depuis. On lui a aussi associé une baisse cependant moins dramatique dans l’incidence des condylomes chez les hommes hétérosexuels, potentiellement en raison d’une exposition réduite au virus étant donné qu’un plus grand nombre de leurs partenaires étaient vaccinées 27 , 28 .

À l’heure actuelle au Canada, le vaccin quadrivalent contre le VPH est approuvé pour les femmes de 9 à 26 ans. Il est recommandé d’offrir le vaccin aux femmes qui ont des condylomes et qui ne l’ont pas encore reçu (3 doses à 0, 2 et 6 mois). Quoiqu’il ne guérisse pas une infection active au VPH, il peut aider à prévenir une réinfection par d’autres souches (en particulier à celles de types 16 ou 18 qui sont à risque plus élevé). Il y a des données probantes de grade A, niveau I à l’effet qu’il prévient les verrues génitales 23 , 27 .

Le vaccin quadrivalent contre le VPH a un avantage accru en matière de rentabilité; il réduit le fardeau sur le plan des coûts, car il prévient à la fois les condylomes et le cancer du col, par rapport à la vaccination contre seulement le cancer du col 3 .

En plus de l’administration du vaccin quadrivalent contre le VPH, les recommandations suivantes aident à prévenir et à prendre en charge les verrues génitales:

  • Toutes les femmes devraient subir un test de Papanicolaou pour dépister une infection concomitante avec des souches cancérigènes.
  • Il faudrait faire un dépistage d’autres ITS chez les femmes, conformément aux lignes directrices sur les ITS. Il n’est pas indiqué de faire un dépistage des condylomes chez les partenaires 4 . Il n’est pas nécessaire de traiter les verrues génitales à moins qu’elles soient symptomatiques.
  • Il faudrait procéder à une anuscopie pour confirmer le diagnostic des condylomes symptomatiques dans l’anus (démangeaisons, douleur, saignements). Les verrues asymptomatiques peuvent être observées et un diagnostic n’est donc pas nécessaire. Elles peuvent se produire sans antécédents de pénétrations anales.
  • Il y aurait peut-être lieu de discuter de contraception et d’en prescrire, en particulier si on utilise un traitement des condylomes qui est contre-indiqué durant la grossesse. N’oubliez pas que l’imiquimod peut affaiblir les dispositifs de protection en latex comme le condom ou le diaphragme.
  • Les condoms offrent une protection, quoiqu’elle soit incomplète, contre la transmission du VPH (grade B, niveau II) 29 , 30 .
  • Il est recommandé de faire un suivi 2 ou 3 mois après avoir obtenu la disparition des verrues pour vérifier une récurrence ou de nouvelles lésions.
  • Les patients atteints de condylomes symptomatiques récalcitrants (difficiles à traiter) devraient faire l’objet d’une demande de consultation auprès d’une clinique locale des ITS, d’un gynécologue, d’un dermatologue ou d’un urologue.

Règlement du cas

Vous posez un diagnostic de condylomes. Vous faites un test de Pap et un dépistage de la gonorrhée et de la chlamydia. Vous dites à la patiente que les condoms pourraient aider à prévenir la transmission. Après avoir discuté la possibilité d’un traitement ou d’une observation, elle décide qu’elle aimerait traiter ses verrues génitales parce qu’elles la dérangent. Vous lui prescrivez un contraceptif oral avant de commencer le traitement et vous prenez des arrangements pour qu’elle reçoive un vaccin quadrivalent contre le VPH. Vous lui prescrivez de la crème d’imiquimod à 5 %, à appliquer à la maison 3 soirs par semaine pendant 16 semaines. Lorsque vous la voyez par la suite, 2 mois après la fin du traitement, il n’y a plus de condylomes visibles.

La présente révision était limitée par les données probantes disponibles en anglais au moment de la rédaction. Des synthèses systématiques sont disponibles concernant 5 des thérapies, et même dans ces cas, certaines des études utilisées dans les synthèses n’étaient pas de bonne qualité (p. ex. études sur le fluorouracile) 20 . D’autres thérapies ont fait l’objet de beaucoup plus de recherches antérieures (p. ex. imiquimod). Il n’y a pas beaucoup de renseignements sur l’innocuité durant la grossesse de l’imiquimod, de l’interféron et de la sinécatéchine. Dans certains cas, les résultats de la recherche restent à venir (p. ex. vaccin contre le VPH). Ce sujet mériterait d’être examiné à nouveau dans 4 ans.

Le moment et la façon de traiter les condylomes sont des décisions que devraient prendre ensemble le patient et le clinicien. Le choix du traitement devrait reposer sur la gravité des symptômes, tant psychologiques que physiques, et tenir compte des effets indésirables du traitement. La décision finale pourrait dépendre de l’étendue des verrues génitales et de la tolérance qu’a le patient aux traitements douloureux ou encore du temps que le patient est prêt à investir dans des traitements répétés. L’avènement de traitements que peuvent appliquer eux-mêmes les patients réduit le fardeau des visites fréquentes à la clinique.

POINTS DE REPÈRE DU RÉDACTEUR

  • Presque toutes les verrues génitales sont bénignes et ne sont pas associées au cancer du col ou du pénis.
  • Le traitement des condylomes a pour but d’atténuer les symptômes et la détresse émotionnelle. La plupart des cas de verrues génitales disparaîtront spontanément, habituellement dans un délai de 12 mois, si elles ne sont pas traitées.
  • Aucune donnée probante ne corrobore que le traitement des condylomes visibles préviendra la transmission du virus.
  • Le vaccin quadrivalent contre le virus du papillome humain est efficace pour prévenir les condylomes, mais il ne fera pas disparaître ceux déjà présents.

Notes en bas de page

Cet article donne droit à des crédits Mainpro-M1. Pour obtenir des crédits, allez à www.cfp.ca et cliquez sur le lien vers Mainpro.

The English version of this article is available at www.cfp.ca on the table of contents for the July 2013 issue on page 731 .

Cet article a fait l’objet d’une révision par des pairs.

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Comment se débarrasser des condylomes

Cet article a été coécrit par Heather Richmond, MD . La Dre Heather Richmond (MD) est dermatologue certifiée au Centre de dermatologie et de chirurgie laser de Houston, au Texas. La Dre Richmond a plus de neuf ans d'expérience, et elle s’est spécialisée en dermatologie générale, notamment les procédures médicales, chirurgicales et cosmétiques. Elle est diplômée avec mention de l'université de Yale, où elle a obtenu une licence en biologie moléculaire, cellulaire et en développement. Elle a réussi son doctorat en médecine à l'école de médecine de l'université de Californie à Irvine, où elle a été admise dans la Alpha Omega Alpha Honor Medical Society. Elle a effectué son internat de médecine au Cedars-Sinai Medical Center et son résidanat de dermatologie au MD Anderson Cancer Center de l'université du Texas à Houston. La Dre Richmond est membre de l'Académie américaine de dermatologie, de la Société américaine de chirurgie dermatologique, de la Société américaine de médecine et de chirurgie laser et des sociétés dermatologiques du Texas et de Houston. Il y a 12 références citées dans cet article, elles se trouvent au bas de la page. Cet article a été consulté 188 690 fois.

Certes, l'apparition de verrues génitales (ou condylomes) peut être inquiétante, mais sachez que cela se traite bien. La première chose à faire est de consulter votre médecin traitant qui vous prescrira, après auscultation, un traitement adapté. Il existe deux parades : soit il vous prescrit une pommade ou un gel contenant certaines substances actives soit il vous conseille l'opération. Dans la très grande majorité des cas, ces verrues génitales sont dues à une infection au papillomavirus humain (PVH). S'il est possible de traiter les verrues, il n'en va pas de même pour le virus. Comme vous êtes porteur d'un virus, vous devez en avertir votre partenaire afin que vous trouviez ensemble la meilleure solution possible pour les rapports sexuels. Généralement, il vaut mieux s'abstenir pendant la période de traitement et lors de l'apparition des verrues.

Soigner des verrues génitales avec une pommade

Step 1 Faites-vous prescrire un produit adapté.

  • Par verrues externes, on entend les verrues visibles sur la peau. Votre médecin pourra aussi vous recommander de les faire enlever par cryothérapie, technique qui consiste à bruler les verrues avec de l'azote liquide. Si les verrues sont présentes sur certains tissus fragiles, comme une muqueuse, l'urètre ou l'intérieur du vagin, il recommandera une autre méthode.
  • Enfin, il existe l'exérèse chirurgicale (incision) qui ne se pratique que si la zone touchée est étendue ou si le patient souffre d'une pathologie, comme une défaillance du système immunitaire.

Step 2 Faites-vous expliquer le traitement par votre médecin.

  • Il est important que votre médecin vous explique et vous montre comment appliquer ces produits. Une mauvaise application serait au mieux inefficace, au pire aggraverait votre situation à cause des effets secondaires.
  • Il existe trois grands types de pommade ou de gels : ceux à base d'imiquimod, ceux à la podophyllotoxine et ceux à l'extrait de Camellia sinensis . Demandez à votre médecin la durée de traitement avec le produit qu'il vous prescrira.

Step 3 Lavez-vous les mains...

  • Ces pommades sont agressives pour une peau saine, c'est pourquoi il est important de bien se laver les mains après application. Ce lavage est d'autant plus obligatoire que, sans nettoyage, vous risquez de propager ces verrues.

Step 4 Avant traitement, nettoyez et séchez la zone à traiter.

  • Si la pommade est fortement concentrée, il faut traiter trois fois par semaine, le soir de préférence.
  • Si la pommade est faiblement concentrée, il faut traiter chaque soir.
  • En fonction du dosage de la pommade, vous devrez nettoyer la partie malade toutes les six à dix heures.

Step 6 Appliquez de la podophyllotoxine deux fois par jour pendant trois jours.

  • Normalement, il faut quatre cycles de trois jours de traitement, coupés par quatre jours de repos.
  • Demandez à votre médecin à quel moment et comment vous devez nettoyer la zone touchée.
  • Votre médecin ne vous prescrira jamais qu'un seul type de pommade. S'il vous prescrivait de la podophyllotoxine, suivez bien bien ses indications et ne prenez rien d'autre.

Step 7 Appliquez de l'extrait de Camellia sinensis.

  • Notez que vous ne devez utiliser qu'une seule classe de pommade à la fois. Si votre médecin vous prescrivait de l'extrait de Camellia sinensis , n'utilisez ni podophyllotoxine ni imiquimod.
  • Il est possible que votre médecin vous prescrive un premier traitement, puis en change un peu plus tard.

Step 8 Protégez la zone traitée avec de la gaze.

  • Si vous mettez une gaze, changez-la deux fois par jour ou après votre douche.
  • Vous pouvez aussi protéger la zone atteinte avec des serviettes hygiéniques que vous changerez deux à trois fois par jour.

Step 9 Avertissez votre médecin en cas d'effets secondaires.

Soigner chimiquement ou chirurgicalement des verrues

Step 1 Faites-vous enlever certaines verrues génitales.

  • Pour que vous ne sentiez absolument rien pendant l'intervention, le médecin procèdera à une anesthésie locale. Après intervention, il se peut que vous ressentiez une petite douleur ou un œdème, mais tout devrait rentrer dans l'ordre en quelques jours. Pour le traitement par laser, on peut ressentir une gêne, mais jamais de douleur.
  • Si vous prenez rendez-vous chez un spécialiste (dermatologue, urologue ou gynécologue), il est possible qu'il vous opère sur place s'il a assez de temps, sinon il vous fixera un autre rendez-vous.
  • Votre généraliste ne pourra pas vous traiter, faute d'expérience ou de matériel. Il vous adressera alors à un confrère plus expérimenté de votre secteur  [11] X Source fiable Mayo Clinic Aller sur la page de la source .
  • Vous pouvez aussi vous faire opérer de vos verrues dans un hôpital ou une clinique.

Step 2 Assurez les soins postopératoires.

  • N'oubliez jamais de vous laver soigneusement les mains après avoir traité des verrues génitales, la transmission est si facile.

Step 3 Évitez de gratter ou de frotter les cloques.

  • Dans de très rares cas, les cloques ou l'incision sont susceptibles de s'infecter. Contactez sans tarder votre médecin si une rougeur ou un œdème persiste au-delà de 24 à 48 heures. Il en va de même si vous voyez que du pus s'en échappe.

Step 4 Envisagez un traitement par l'interféron.

  • En fonction du protocole choisi, vous serez amené à faire des injections deux à trois fois par semaine pendant trois à huit semaines.

Gérer une infection à PVH

Step 1 Ne culpabilisez pas.

  • L'infection à PVH chez l'homme est le plus souvent asymptomatique, d'où la difficulté à la déceler. À titre prophylactique, il serait souhaitable pour des personnes venant de se rencontrer et désirant avoir des rapports de se faire dépister pour le PVH.
  • Les chercheurs ne savent pas encore expliquer pourquoi le virus entre en phase de latence, même s'ils pensent que c'est une question de système immunitaire, lequel peut mettre, pour des raisons qu'on ignore, en sommeil le virus pendant un ou deux ans  [16] X Source de recherche .

Step 2 Informez vos partenaires.

  • Demandez à votre médecin un peu plus d'explications sur le type de PVH que vous avez contracté. En effet, il en existe plus d'une centaine. Certains d'entre eux peuvent entrainer chez la femme, pour des raisons obscures, un cancer du col de l'utérus  [18] X Source de recherche .
  • Il n'est pas toujours simple de parler de ce sujet avec d'autres, mais soyez honnête et dites ce qu'il en est. Dites à la personne concernée que vous suivez un traitement, que vous ne savez pas comment et depuis quand vous êtes porteur et qu'il serait sage qu'elle fasse elle aussi un test  [19] X Source de recherche .
  • Vous devez rassurer un nouveau partenaire sans pour autant déballer toute votre vie amoureuse. Annoncez-lui clairement et honnêtement les choses, ne cachez pas, par exemple, que vous avez déjà été traité pour des verrues. Vous déciderez à deux ce qu'il convient de faire.

Step 3 Évitez tout rapport sexuel pendant certaines périodes.

  • La durée d'abstinence va dépendre en fait du type de traitement qui vous a été prescrit par le médecin.
  • Le traitement des verrues, répétons-le, n'éradique pas le virus, et à ce titre, vous êtes potentiellement contagieux.

Step 4 Protégez votre partenaire.

Avertissements

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  • ↑ https://www.aad.org/public/diseases/contagious-skin-diseases/genital-warts# treatment
  • ↑ https://www.cdc.gov/std/tg2015/warts.htm
  • ↑ https://www.mayoclinic.org/drugs-supplements/podofilox-topical-route/proper-use/drg-20065560
  • ↑ https://myhealth.alberta.ca/Health/medications/Pages/conditions.aspx?hwid=fdb9193
  • ↑ https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/genital-warts/diagnosis-treatment/drc-20355240
  • ↑ https://www.dermnetnz.org/topics/cryotherapy/
  • ↑ http://www.uofmhealth.org/health-library/hw104291
  • ↑ https://www.cdc.gov/std/hpv/hpvandmen-fact-sheet-february-2012.pdf
  • ↑ http://www.nccc-online.org/hpvcervical-cancer/hpv-and-relationships/
  • ↑ https://www.aad.org/public/diseases/contagious-skin-diseases/genital-warts# tips
  • ↑ http://kidshealth.org/en/teens/stds-talk.html
  • ↑ https://medlineplus.gov/genitalwarts.html

À propos de ce wikiHow

Heather Richmond, MD

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Condylome - combien de temps dure l'éruption?

8 réponses /

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An Open Comparative Study of the Effectiveness and Incomparable Study of the Immunogenicity and Safety of the Vaccine (CoviVac) for Adults Aged 60 Years and Older

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Inclusion Criteria:

Volunteers must meet the following inclusion criteria:

Type of participants

• Healthy volunteers or volunteers with a history of stable diseases that do not meet any of the criteria for non-inclusion in the study.

Other inclusion criteria

  • Written informed consent of volunteers to participate in a clinical trial
  • Volunteers who are able to fulfill the Protocol requirements (i.e., fill out a self-observation Diary, come to control visits).

Exclusion Criteria:

SARS-CoV-2 infection • A case of established COVID-19 disease confirmed by PCR and/or ELISA in the last 6 months.

Diseases or medical conditions

  • Serious post-vaccination reaction (temperature above 40 C, hyperemia or edema more than 8 cm in diameter) or complication (collapse or shock-like condition that developed within 48 hours after vaccination; convulsions, accompanied or not accompanied by a feverish state) to any previous vaccination.
  • Burdened allergic history (anaphylactic shock, Quincke's edema, polymorphic exudative eczema, serum sickness in the anamnesis, hypersensitivity or allergic reactions to the introduction of any vaccines in the anamnesis, known allergic reactions to vaccine components, etc.).
  • Guillain-Barre syndrome (acute polyradiculitis) in the anamnesis.
  • The axillary temperature at the time of vaccination is more than 37.0 ° C.
  • Acute infectious diseases (recovery earlier than 4 weeks before vaccination) according to anamnesis.
  • Donation of blood or plasma (in the amount of 450 ml or more) less than 2 months before inclusion in the study.
  • Severe and/or uncontrolled diseases of the cardiovascular, bronchopulmonary, neuroendocrine systems, gastrointestinal tract, liver, kidneys, hematopoietic, immune systems.
  • Is registered at the dispensary for tuberculosis, leukemia, oncological diseases, autoimmune diseases.
  • Any confirmed or suspected immunosuppressive or immunodeficiency condition in the anamnesis.
  • Splenectomy in the anamnesis.
  • Neutropenia (decrease in the absolute number of neutrophils less than 1000/mm3), agranulocytosis, significant blood loss, severe anemia (hemoglobin less than 80 g/l) according to anamnesis.
  • Anorexia according to anamnesis.

Prior or concomitant therapy

  • Vaccination with any vaccine carried out within 30 days before vaccination / the first dose of the studied vaccine or planned administration within 30 days after vaccination / the last dose of the studied vaccine.
  • Prior vaccination with an experimental or registered vaccine that may affect the interpretation of the study data (any coronavirus or SARS vaccines).
  • Long-term use (more than 14 days) of immunosuppressants or other immunomodulatory drugs (immunoregulatory peptides, cytokines, interferons, immune system effector proteins (immunoglobulins), interferon inducers (cycloferon) during the six months preceding the study, according to anamnesis.
  • Treatment with systemic glucocorticosteroids (≥ 20 mg of prednisone, or an analog, for more than 15 days during the last month).
  • Volunteers who received immunoglobulin preparations or blood transfusion during the last 3 months prior to the start of the study according to anamnesis.

Other non-inclusion criteria

• Participation in any other clinical trial within the last 3 months.

Exclusion criteria:

  • Withdrawal of Informed consent by a volunteer;
  • The volunteer was included in violation of the inclusion/non-inclusion criteria of the Protocol;
  • Any condition of a volunteer that requires, in the reasoned opinion of a medical researcher, the withdrawal of a volunteer from the study;
  • Taking unauthorized medications (see section 6.2);
  • The volunteer refuses to cooperate or is undisciplined (for example, failure to attend a scheduled visit without warning the researcher and/or loss of communication with the volunteer), or dropped out of observation;
  • For administrative reasons (termination of the study by the Sponsor or regulatory authorities), as well as in case of gross violations of the Protocol that may affect the results of the study.
  • For Patients and Families
  • For Researchers
  • For Study Record Managers
  • Customer Support
  • Accessibility
  • Viewers and Players
  • Freedom of Information Act
  • HHS Vulnerability Disclosure
  • U.S. National Library of Medicine
  • U.S. National Institutes of Health
  • U.S. Department of Health and Human Services

Russia

Climate in Elektrostal' (Moscow region), Russia

Average day and night temperature.

The mean minimum and maximum temperatures over the year.

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Monthly precipitation

The mean monthly precipitation over the year, including rain, snow, hail etc.

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Monthly rainy days

The average number of days each month with rain, snow, hail etc.

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Average humidity

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Weather Forecasts for Elektrostal'

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The best time of year to visit Elektrostal' in Russia

  • When is winter in Elektrostal'? The coldest season / winter is in the following months: January, February, November and December.
  • Which is the warmest month in Elektrostal'? July has an average maximum temperature of 25°C and is the warmest month of the year.
  • Which is the coldest month in Elektrostal'? The coldest month is February with an average maximum temperature of -3°C .
  • Which is the wettest month in Elektrostal'? July tops the wettest month list with 84 mm of rainfall.
  • Which is the driest month in Elektrostal'? March is the driest month with 40 mm of precipitation.
  • Which is the sunniest month in Elektrostal'? June is the sunniest month with an average of 276 hours of sunshine.

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COMMENTS

  1. DERMATO-INFO, les condylomes

    La prévalence est maximale entre 20 et 25 ans, puis baisse nettement après 30 ans. Les condylomes sont également plus fréquents chez les patients immunodéprimés, c' est-à-dire aux capacités de défense immunitaires amoindries : infection par le VIH, greffe d' organe… Les condylomes ano-génitaux externes : description de la maladie

  2. Condylomes

    Le laps de temps entre la contamination par contact avec une personne présentant des lésions et l'apparition des condylomes chez le partenaire est de deux à six mois voire plusieurs années, sans que l'on sache exactement pourquoi.

  3. Transmission et causes des condylomes

    Toutefois, il faut savoir que ce virus peut rester dans le corps pendant plusieurs mois, en causant des symptômes ou non. On peut donc être contagieux même sans verrues apparentes. Se protéger avec des préservatifs pendant ses rapports contribue à minimiser le risque de transmission. Le système immunitaire finit généralement par éliminer le virus.

  4. Condylome : définition, symptômes et traitements

    Les symptômes d'un condylome peuvent apparaître plusieurs mois, voire plusieurs années, après la contamination. Dans un premier temps, les condylomes sont reconnaissables à leur aspect et leur localisation.

  5. Condylome : image, symptômes, femme, traitements efficaces

    les condylomes acuminés, excroissance de plusieurs millimètres d'épaisseur en forme de chou-fleur ou de "crêtes de coq", lorsqu'elles se trouvent sur les organes génitaux externes, le périnée et l'anus", explique le Nina Roos, dermatologue à Paris. Leur taille varie de quelques millimètres à 1 cm. C'est quoi le papillomavirus ?

  6. Les condylomes (verrues génitales) : homme, femme, contagion

    des saignements lors des rapports sexuels ; des démangeaisons ou de l'inconfort. Quelles sont les causes des condylomes génitaux ? Il existe une centaine de souches de VPH dont, quelques-unes...

  7. Verrues génitales

    Les condylomes (également appelés verrues génitales) sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus.Certaines souches de ces virus provoquent parfois une transformation des cellules infectées pouvant entraîner l'apparition de cancers, en particulier un cancer du col de l'utérus. Chaque année, en France, ce cancer touche environ 4 000 femmes et entraîne un millier de décès.

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  11. Condyloma Acuminata

    Condylomata acuminata (singular: condyloma acuminatum) refers to anogenital warts caused by human papillomavirus (HPV). The most common strains of HPV that cause anogenital warts are 6 and 11. HPV is a double-stranded DNA virus primarily spread through sexual contact. Age, lifestyle, and sexual practices all play a role in one's susceptibility to developing condyloma acuminata.[1][2] There are ...

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  13. Nouvelle approche à la prise en charge des condylomes

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    Avant traitement, nettoyez et séchez la zone à traiter. Prenez une douche ou lavez-vous localement. Comme pour les mains, utilisez du savon et de l'eau chaude, puis séchez bien la zone affectée qui doit être parfaitement sèche avant d'appliquer la pommade [4] . 5. Appliquez de l'imiquimod au coucher.

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    Symptômes des condylomes. Habituellement, la présence d'un condylome n'est pas accompagnée de symptômes. Cependant, un prurit (sensation de démangeaison de la peau indiquant une lésion) peut être constaté. La plupart du temps, le condylome est remarqué au toucher et/ou du fait de l'inconfort causé. Nad Renrel / CC BY ND 2.0 / Flickr.

  17. Condylome

    Condylome - combien de temps dure l'éruption? Dernier message posté le : 07/04/2011 à 07h47 ... Dès l'apparition du condylome j'ai aussitôt refait un dépistage VIH et syphillis, tous deux négatifs. Cela dit j'ai eu un mois de décembre très stressant au niveau professionnel et je ne dors pas assez. Cela a peut-être affecté mon ...

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  19. Définition de condylome

    Littré (1872-1877) CONDYLOME (kon-di-lô-m') s. m. Terme de médecine. Excroissance charnue douloureuse, qui siége dans les régions anale, périnéale et génitale. HISTORIQUE XVI e s. Condylomes sont eminences ridées et comme excroissance de chair, Paré, XVIII, 87.

  20. An Open Comparative Study of the Effectiveness and Incomparable Study

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